Adhésion
25 mars 2020

Fiche 3 « Covid-19 et droits des correcteurs TAD »

Payés à la tâche, les travailleurs à domicile (TAD) se retrouvent dans une grande précarité dès lors que les maisons d’édition décident de décaler leurs parutions, et elles sont nombreuses à le faire. Sans travail donc sans revenu, ils doivent faire face, en plus de la crise sanitaire, à une détresse financière importante.

Accès au lissage à la demande du TAD

Si la charge de travail doit être réduite ou suspendue, le salaire des TAD ne doit pas être inférieur à ce que prévoit la clause évaluative d’activité. Les TAD qui ont obtenu le lissage de leur salaire tel qu’il est prévu par l’annexe IV de la convetion collective de l’édition voient, de fait, leur revenu garanti – sans pour autant qu’il y ait de conséquences sur le niveau d’activité ensuite. Pour ceux qui ne bénéficient pas du lissage, les employeurs doivent se montrer responsables et accorder un complément de revenus s’il venait à y avoir un manque à gagner pendant la crise, pour ne pas exposer les TAD à des mois sans ressources financières. Ce complément ne doit pas être considéré comme une avance de trésorerie ! Si un TAD a fourni moins de travail que ce qui était prévu (faute d’ouvrages fournis), il ne peut pas lui être demandé de rembourser la différence ou de travailler gratuitement ! Autrement, ce serait reculer pour mieux sauter, une fois la crise sanitaire terminée.

Accès au chômage partiel

Si la direction ne peut objectivement pas maintenir la charge de travail et si le lissage n’est pas possible, les TAD doivent pouvoir accéder aux mesures de chômage partiel prises par le gouvernement. Si aucune clause évaluative d’activité n’a été établie, le chômage partiel ne doit pas être calculé sur les ouvrages annulés ; il doit pouvoir l’être sur la base suivante :

– pour les CDD qui mentionnent un volume horaire, la moyenne mensuelle de ce nombre d’heures ;

– pour les CDI, la moyenne mensuelle des 12 derniers mois ou des 24 derniers mois (hors arrêts maladie), au plus avantageux pour le salarié.

Rémunérer l’intégration des corrections

Avec les difficultés à se déplacer inhérentes au confinement, des maisons d’édition demandent à leurs correcteurs de travailler sur écran, notamment d’intégrer les corrections sur les fichiers. Cela représente un travail supplémentaire qui doit être rémunéré en conséquence (environ 20 % de majoration). Pensez à en faire la demande à vos supérieurs.

Arrêt pour isolement sanitaire ou garde d’enfants

Les TAD doivent pouvoir accéder librement, comme tous les autres salariés, aux dispositions prévues récemment par le gouvernement en cas d’isolement sanitaire ou pour les parents d’enfants de moins de 16 ans. Ainsi, les TAD doivent pouvoir bénéficier, en plus des indemnités journalières de la Sécurité sociale sans délai de carence, de l’indemnisation complémentaire versée par l’employeur dès le premier jour d’absence (voir le décret n° 2020-193 du 4 mars 2020, publié au Journal officiel).

Accès à l’information

Trop souvent, les TAD ne bénéficient pas d’un accès aux informations internes de l’entreprise. En temps normal, c’est déjà une aberration, mais dans une situation aussi grave que celle que nous traversons actuellement avec l’épidémie de Covid-19, c’est intolérable. Les TAD doivent pouvoir accéder facilement à toutes les informations transmises par l’employeur aux salariés ! Ajouter leurs adresses mail aux listes de l’entreprise ne doit pas être bien compliqué.

Rappel des mesures d’hygiène

Les directions doivent lister et rappeler les mesures d’hygiène et de sécurité sanitaire liées au virus à l’ensemble de leurs TAD dans le cadre de leurs activités (démarches avec Chronopost, travail sur papier qui voyage), en ayant à l’esprit que certains peuvent être des personnes à risque.

Agenda

Adhesion

Dans la presse, l'édition ou la com, salarié ou auto-entrepreneur, à domicile ou sur site, ne restez pas isolé, syndiquez-vous !

En savoir plus


Le formulaire d'adhésion

Télécharger

Votre CV

Les correcteurs syndiqués peuvent déposer leur CV sur le site, régulièrement consulté par des employeurs.

Formulaire